Dolby ATMOS

On a tous en tête la véritable révolution qu’a représentée l’apparition de la 3D dans nos salles de cinéma. Si aujourd’hui, le bilan de ces premières années d’expérience semble mitigé, l’image 3D semble encore avoir de beaux jours devant elle. D’ailleurs, en parlant de 3D, une nouvelle technologie va très prochainement faire son apparition dans nos salles : le Dolby ATMOS.

Vous ne voyez pas le rapport avec la 3D ? C’est pourtant simple, ATMOS est en fait le son en 3D. Depuis plusieurs années, nos salles sont, pour la plupart, équipées de systèmes sonores 5.1 ou 7.1. Ces systèmes-là sont les précurseurs de la spatialisation du son. Comme vu précédemment, le 5.1, système le plus fréquent, correspond simplement au nombre de sources sonores de la salle : 5 comme le nombre d’enceintes et 1 pour le nombre de caisson de basses.  Alors que ce dernier est situé devant nous, 4 des 5 enceintes sont positionnées aux 4 coins de la salle tandis que la dernière est positionnée devant nous, au milieu. C’est grâce à ça que l’on a la sensation que les sons peuvent provenir de différentes directions.

Atmos, c’est en quelque sorte l’évolution ultime du système 5.1. En terme de nombre d’enceintes, cela pourrait s’apparenter à du 62.2. Le nombre de sources différentes est multiplié, ce qui permet une plus grande précision de la direction du son. Mais le plus important, c’est que les enceintes sont maintenant disposées au-dessus de nos têtes, ce qui rend l’immersion d’autant plus impressionnante.

La 4ème dimension ?

Je vous arrête de suite, il ne s’agit pas de trouver une 4ème dimension à l’image. Non, en réalité, le cinéma 4D est un autre nom donné au cinéma sensoriel. De nos jours, voir un film au cinéma, c’est donner du plaisir à deux de nos sens : la vue et l’ouïe.

Comme son nom le suggère, le cinéma sensoriel sollicite d’autres sens puisqu’il fait appel à 4 des 5 sens de l’être humain : la vue, l’ouïe mais aussi le toucher et l’odorat. Le principe est simple : à la manière de certaines attractions de parcs tels que le Futuroscope pour évoquer un exemple français, le spectateur se retrouve positionné sur un siège articulé qui peut s’incliner, vibrer ou exercer des pressions sur le spectateur. Mais notre toucher est aussi sollicité différemment, notamment avec la projection d’eau ou de jets d’air pour simuler le vent par exemple.

Pour ce qui est de l’odorat, l’objectif est toujours le même : il faut renforcer l’immersion du spectateur. Ainsi, lors d’une scène de guerre par exemple, il sera possible de diffuser une odeur de plomb.

ATMOS et la 4D, c’est pour bientôt donc ?

Alors que les prochaines salles devraient être équipées du système ATMOS, rien n’est encore sur concernant le cinéma sensoriel. Cette perspective intéresse particulièrement les spectateurs (voir notre sondage) mais même si certains salles équipées ont vu le jour en Corée du Sud, rien n’est sur concernant son arrivée dans les salles Européennes. En effet, le prix d’une place dans une telle salle semble être un obstacle de poids à son expansion.