Cartographie du monde cinématographique

CartoPour la réalisation de notre cartographie, nous avons choisi de débuter en nous basant sur le site d’IMAX. Comme nous l’avons vu, cette entreprise est désormais au cœur de la fabrication d’un film puisqu’elle y intervient à tous les niveaux : réalisation, post-production, distribution et projection. Nous avons représenté ces étapes sous différentes couleurs. Le bleu englobe les technologies permettant la réalisation et le traitement d’image tandis que le vert correspond à la partie production et diffusion du film. Sans surprise, IMAX est en contact avec ces deux phases. Concernant les fournisseurs de technologies, on note la présence de Dynamixyz, entreprise implantée en Bretagne et que nous avons le loisir de rencontrer. Enfin, parmi les autres entreprises d’innovations techniques, on en retrouve de nombreuses qui sont impliquées dans la motion capture comme ADNDA, Motion Analysis et bien sur Dynamixyz. Depuis le passage au numérique, cette technologie est de plus en plus importante.

Enfin, la partie jaune de notre cartographie représente des sites d’information ou d’actualité. On les a donc classé à part mais ils ont leur importance puisqu’ils sont là pour témoigner des innovations les plus récentes.

Finalement, pour faire un parallèle global avec le propos de notre projet, les innovations technologiques de ces dernières années sont bel et bien mises à disposition des réalisateurs, des artistes, pour leur permettre d’exprimer leur créativité.

D’où provient l’argent ?

Une fois que le réalisateur tient son scénario, il faut trouver les financements nécessaires à la réalisation. Classiquement, les réalisateurs s’adressent à des maisons de productions qui décident d’appuyer, ou non, un projet. Le coût de production d’un film peut varier d’un genre à l’autre et la différence entre un film numérique et un film sur bobine est assez élevée. Comme on peut le voir sur le tableau ci-dessous, les films de fiction sont ceux qui coûtent le plus cher, et l’explication tient en deux points: tout d’abord, les films de science-fiction sont très souvent tournés en intérieur, en studio, ce qui demande de concevoir des décors de taille considérable, et très coûteux. Ensuite, il y a le coût de traitement de l’image, qui nécessite beaucoup de moyens. On voit aussi que pour la réalisation d’un film d’animation, le coût de production a triplé du fait de l’évolution des techniques qui permettent de produire des films de plus en plus réalistes. La tendance générale est à la hausse comme le montre le tableau.

Coûts totaux des films pour un genre donné  (en M€) (source : Wikipédia)

Depuis les années 2000, il existe un moyen alternatif pour financer un projet : le « Crowdfunding », ou  plate-forme de financement participatif. Toute personne ayant besoin de fonds pour son projet peut déposer une annonce sur Internet visant à recueillir une somme d’argent. Si la somme demandée est atteinte, le cinéaste reçoit son financement. Si le montant n’est pas atteint, les contributeurs sont remboursés de la somme investie dans le projet. Il existe de nombreuses plateformes de ce type sur le web. Parmi les plus répandues, on pourra citer My Major Company, qui s’adresse à différents types de projets (cinématographique, musical, industriel, …) et qui a fait émergé, entre autres, le court-métrage et épisode pilote Le Petit Chaperon Rouge – la série, présenté au festival de Cannes 2013.

chaperon rouge
Affiche de la série le petit Chaperon Rouge présentée au festival de Cannes et financé en partie par le crowfounding

Cependant des plateformes spécialisé dans le 7ème art existe comme People for Cinema (http://www.peopleforcinema.com/) et Movies-Angels (http://www.movies-angels.com/).

Le numérique s’immisce jusque dans le financement d’un film, et apporte ses innovations par le biais d’Internet. Le système de financement participatif en est actuellement à ses premiers balbutiements et ne demande qu’à se développer, ce qui paraît probable au vu de l’engouement et de la popularité dont celui-ci jouit auprès des professionnels du milieu (Alexandre Astier a évoqué l’idée d’utiliser ce système de financement pour ses prochains films)